L'ancien leader de l'extrême droite française Jean-Marie Le Pen décrit sa fille, Marine Le Pen, qui lui a succédé à la tête du Front National, comme une "petite bourgeoise", dans une interview publiée vendredi par le quotidien britannique The Times.  "Je suis un homme du peuple. Je viens d'une famille de paysans et de pêcheurs (...) J'ai été officier dans un régiment de parachutistes, j'ai eu une vie virile, c'est le moins que l'on puisse dire. Ma fille, quoi qu'elle puisse en dire, est une petite bourgeoise", affirme l'ancien président du Front National (extrême droite) âgé de 84 ans.

 

"Ce n'est pas Jean-Marie Le Pen qui est le diable"

Selon lui, l'élite parisienne le considère comme un être "grossier" et "inquiétant" mais accepte sa fille en raison de sa bonne éducation. "Mon image de diable s'est méthodiquement et avec ténacité imposée dans le monde politique français. Ma réputation d'antisémite a été créée artificiellement", déclare M. Le Pen au Times. "Mais ce n'est pas Jean-Marie Le Pen qui est le diable à leurs yeux, c'est le défenseur de la Nation", ajoute-t-il.

 

Les crânes rasés écartés

Et le chef historique de l'extrême droite française d'expliquer le succès de sa fille dans la dédiabolisation du parti par le fait que "c'est une femme". "La stratégie de Marine est de fournir à nos adversaires le moins d'angles d'attaque possibles. Par exemple, tous ces courageux et dynamiques militants qui se sont fait remarquer parce qu'ils avaient le crâne rasé ont été écartés", explique Jean-Marie Le Pen au Times.