L'administrateur d'une chaîne de saunas libertins a menacé mercredi d'attaquer Pôle emploi en justice après son refus de publier une offre pour un poste d'agent d'accueil dans un de ses établissements, le service public de l'emploi évoquant un simple "malentendu".
"Etablissement libertin à Evreux cherche agent polyvalent pour entretien des locaux, accueil de la clientèle, entretien des équipements et des serviettes, service au bar. Le candidat est résistant aux variations importantes de températures, discret, ouvert d'esprit et à l'écoute. Débutants acceptés": c'est l'annonce que Guillaume de Thomas, administrateur de l'Equatorial Sauna, dit avoir adressée à Pôle emploi le 28 juin afin de la faire publier.
D'après M. de Thomas, qui s'estime discriminé en raison de l'activité de sa société, son interlocuteur aurait alors refusé de la publier, déclarant :"on ne prend pas d'offres pour ce genre d'établissements".
Le directeur régional de Pôle emploi en Haute Normandie, Thierry Lemerle, évoque un "malentendu". Niant toute discrimination, il argumente que Pôle emploi a déjà accepté de publier une offre pour un poste de comptable dans ce même établissement, en 2011.
Le problème, selon lui, réside dans la formule "ouvert d'esprit". "Depuis un mois, il y a un désaccord sur le libellé", qui peut, selon M. Lemerle, "laisser entendre que l'employé ne doit pas être choqué d'avoir des activités libertines".
Pour calmer la polémique, relayée par plusieurs médias, Pôle emploi a "fait de nouvelles propositions d'offres conformes au droit du travail" ne stipulant pas que la personne "n'a pas à être choquée" par l'activité de l'établissement, précise M. Lemerle.
Le propriétaire de l'Equatorial Sauna, qui dit avoir reçu des appels du ministère du Travail et de la direction du Travail l'appellant à "calmer la machine médiatique", campe sur sa position et compte "aller devant le tribunal".
Le SNU-FSU, syndicat majoritaire à Pôle emploi, s'oppose quant à lui à la publication de ce type d'annonces.
"L'ouverture d'esprit est un critère qui n'est pas objectivable", argumente Dominique Simon, membre du bureau national. Mais au-delà, "comment garantir que le demandeur d'emploi qui refusera ce type d'offres ne sera pas radié ?", s'interroge-t-il.
"Nous sommes un service public, on a des règles qui nous permettent d'avoir une éthique. Pour ce type d'annonces, il y a des journaux spécialisés", estime son collège Philippe Sabater.









Enseignement: Toussaint, Noël et Pâques ne figurent plus au calendrier scolaire!
Christine, mère au chômage: "Comment s'en sortir à deux avec 1.050 € par mois?"
Charleroi va offrir des iPhones à ses fonctionnaires pour 70.000€: Magnette réagit
Photovoltaïque: il faudra payer une redevance
Jean-Claude scandalisé par l'éco-malus: "Cette taxe me prend moi et ma famille en otages"
Coup de pied aux Femen: "Est-il permis de frapper des femmes dénudées? Non!"
Cultiver son jardin pourrait devenir un acte criminel
Les cinémas trop peu remplis: pourquoi les Belges fuient-ils les salles?
Koen Geens souhaite la fin de l'avantage fiscal sur le livret d'épargne: "Il n'en est pas question"
Gérard Depardieu candidat aux élections législatives de 2014 avec Ecolo