Cet Ardéchois, carreleur de métier, "a reconnu être l'auteur" de l'agression sexuelle sur la fillette de 11 ans et "a également avoué, et ce de manière spontanée, avoir commis d'autres faits de même nature dans le courant du mois de juillet dans les campings du sud de l'Ardèche", a déclaré le vice-procureur de Privas, Franck Alzingre, lors d'une conférence de presse à la gendarmerie de Privas. Il a précisé qu'il avait avoué au total cinq agressions sexuelles depuis le début de l'été. "On s'en tient au terme générique d'agressions sexuelles", a noté le magistrat, écartant ainsi la notion de "viol" évoquée vendredi.
Grâce à son ADN
Il a par ailleurs annoncé que "compte tenu de la nature criminelle des faits", le parquet de Privas envisageait "dès samedi soir de prolonger la garde à vue" du suspect, "et de se dessaisir au profit du parquet d'Avignon, qui est compétent pour la juridiction pôle de l'instruction"."Il y a tout lieu d'être rassuré car les aveux du suspect sont corroborés par d'autres éléments à charge qu'il m'est impossible de révéler" pour les besoins de l'enquête, a-t-il dit. Son ADN a notamment été "un élément qui a permis d'identifier cet homme", a-t-il noté. Quant à d'éventuels antécédents judiciaires, le vice-procureur a observé qu'il "n'y avait pas de suivi particulier en cours".
Activement recherché depuis le viol d'une fillette de 11 ans
Le suspect avait été interpellé vendredi vers 19H00 par les gendarmes, à quelques mètres de son domicile de Brune, petit village de la commune de Saint-Lager-Bressac, à une dizaine de kilomètres de Privas, où cet homme, divorcé, selon d'anciens amis, vivait seul. Il s'est rendu "sans difficulté", selon plusieurs témoins.
Il était activement recherché depuis l'agression sexuelle de cette fillette de 11 ans, dans la nuit du 7 août, au camping de Saint-Didier-sous-Aubenas, dans le sud du département. Un homme s'était introduit dans la tente où dormaient deux fillettes et avait agressé l'une d'elles, de nationalité française, avant d'être mis en fuite par les cris des enfants. Les victimes avaient pu brosser un portrait-robot de l'agresseur - un homme brun, mince, d'environ 1.70 mètre portant un collier de barbe - qui avait été diffusé au niveau national auprès de la police et des gendarmes.
Ses penchants pédophiles dénoncés
Samedi, plusieurs de ses anciens amis ont raconté à la presse avoir découvert un an plus tôt ses penchants pédophiles en examinant son ordinateur."On était vraiment de bons amis depuis quatre ans (...). Il y a un an et demi, alors qu'on cherchait une vidéo Youtube sur son ordinateur, des amis et moi sommes tombés par hasard sur l'historique de ses pages internet, et on a découvert des images de viols, des images pédophiles", a raconté Warren, 18 ans, sur la place du hameau de Brune. Il affirme aussi que le suspect aurait porté plainte pour diffamation contre ses ex-amis qui le dénonçaient dans le village.
"On ne se doutait de rien"
Interrogée par une journaliste de l'AFP sur place, la gendarmerie du Pouzin, compétente pour la commune de Saint-Lager, refusait de confirmer ou d'infirmer, renvoyant vers le parquet qui s'est pour l'instant refusé à commenter ces faits."Les bras nous tombent du corps, on le voyait de temps en temps, pour nous c'est un fils +normal+, on ne se doutait de rien", a déclaré pour sa part le père de l'agresseur présumé.












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