Une voiture fonce sur un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Elysées et prend feu: un fiché S de 31 ans armé d'une Kalachnikov

Une voiture fonce sur un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Elysées et prend feu: un fiché S de 31 ans armé d'une Kalachnikov
 

Une intervention de police était en cours lundi en milieu d'après-midi sur les Champs-Élysées, à Paris, a annoncé la préfecture. Un véhicule a percuté une camionnette de la gendarmerie avant de prendre feu.

Un homme a lancé lundi son véhicule contre un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Elysées, sans faire de victimes. Voici ce que l'on sait de cet attentat raté dans lequel l'assaillant de 31 ans est mort.


L'attaque

A 15H48, un homme au volant d'une berline blanche double par la droite un escadron de gendarmerie qui descendait l'avenue vers la place de la Concorde. Il percute le fourgon de tête de cet escadron de quelque 75 gendarmes mobiles de Chaumont (Haute-Marne) à hauteur du rond-point des Champs-Elysées.

La voiture s'embrase. Selon une vidéo amateur visionnée par l'AFP, une épaisse fumée jaune s'échappe ensuite du véhicule entouré par les gendarmes.

Un adolescent interrogé par l'AFP, qui se présente sous le seul prénom de Lazare, 16 ans, a raconté avoir entendu "un bruit" qui ne ressemblait pas à une explosion, "mais plutôt celui quand on allume un briquet à côté d'un déodorant en spray".

Une kalachnikov, deux armes de poing et une bonbonne de gaz sont retrouvées dans la voiture, au terme d'une opération de déminage. L'attaque n'a pas fait de blessé parmi les forces de l'ordre ni parmi les civils.

A 16H34, la préfecture de police de Paris annonce que la situation est maîtrisée.


L'assaillant

Agé de 31 ans, le conducteur est extrait du véhicule par les gendarmes qui brisent les vitres à l'aide d'un pied-de-biche. Les autorités annoncent qu'il est grièvement blessé puis qu'il est mort, sans préciser les circonstances. Aucun coup de feu n'a été tiré, selon les premiers témoignages.

Des images montrent l'homme vêtu d'un short foncé et d'un tee-shirt blanc gisant sur le ventre au milieu de la chaussée. l'auteur était fiché pour appartenance à la "mouvance islamiste radicale".

La section antiterroriste du parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête et une perquisition était en cours lundi soir à son domicile dans l'Essonne.


Le lieu

Les Champs-Elysées, lieu touristique emblématique à deux pas de la présidence française, ont été rapidement sécurisés et la station de métro desservant la célèbre avenue a été fermée.

Le musée du Grand Palais a été évacué après une phase de confinement de quelque 370 visiteurs et d'une centaine de membres du personnel.


"Certains m'ont crié de partir, il y avait du monde partout"

Alexandre, 51 ans, était assis sur un banc de la célèbre avenue. Il raconte à l'AFP avoir vu "des gens courir dans tous les sens, des touristes. Certains m'ont crié de partir. Il y avait du monde partout". Il pourrait s'agir du deuxième attentat depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Une fois encore, les forces de l'ordre semblent avoir été visées, dans un lieu emblème de la capitale française.


Plusieurs attaques à Paris ces derniers mois

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà été le théâtre d'un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d'être abattu. Un message manuscrit "défendant la cause de Daech" avait été retrouvé sur un papier près de son corps, l'attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe Etat islamique.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein coeur du Paris touristique, et s'était revendiqué "soldat du califat", un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe jihadiste EI, selon une source proche de l'enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou. L'homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié "c'est pour la Syrie" au moment où il frappait le policier, avait déclaré le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer l'EI en Irak et Syrie.

Depuis janvier 2015, la France a basculé dans l'ère de la violence jihadiste, avec une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, les dernières visant tout particulièrement les forces de l'ordre.


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