En ce moment
 

Place aux femmes à Paris! Des féministes rebaptisent des rues de la capitale

Place aux femmes à Paris! Des féministes rebaptisent des rues de la capitale
Des rues de Paris rebaptisées par des militantes féministes, le 26 août 2015THOMAS SAMSON
 
paris, histoire

Seulement 2,6% des rues de Paris et une unique station de métro, Louise Michel, portent le nom d’une femme illustre: l'association Osez le Féminisme leur a redonné une place dans la ville, mercredi, en rebaptisant des artères de la capitale.

A l’occasion des 45 ans du Mouvement de Libération des Femmes (MLF), l'association interpelle ainsi la Maire de Paris, Anne Hidalgo, sur "la nécessité de valoriser dans l’espace public des femmes exceptionnelles et trop souvent méconnues".

A l'échelle du territoire, seulement 2% des rues françaises portent aujourd'hui des noms de femmes.

"Les noms de rues attestent de notre Histoire, relèvent d’un choix politique, révélateur des valeurs que la ville souhaite incarner", remarque Osez le féminisme.

Tandis que les hommes honorés sont légion, seules quelque 160 femmes, pour la plupart épouses ou filles d'hommes célèbres, sont valorisées à Paris.

L'Histoire "regorge pourtant de scientifiques, d’écrivaines, de militantes, de femmes politiques, d’artistes, de résistantes, qui méritent la reconnaissance du pays", relève l'association.

"Cette préoccupation est partagée par la Ville de Paris. La surreprésentation de noms masculins s'explique par des raisons historiques", souligne la Mairie de Paris. Pour les nouvelles dénominations de rues, "la parité est effective depuis mars 2014, selon la volonté d’Anne Hidalgo".

Ainsi, la commission annuelle de dénomination, en février 2015, a choisi d’honorer 22 femmes sur les 36 nouvelles attribuées

Entre 2008 et 2014, sous Bertrand Delanoë, la Ville s'est rapprochée de la parité avec 98 femmes sur 228 dénominations.

Pour honorer les femmes, Osez le féminisme/FémiCité a rebaptisé les rues de l’Ile de la Cité, au coeur de Paris, du nom de femmes illustres: la navigatrice Florence Arthaud, la physicienne Lise Meitner ou encore l'écrivaine Assia Djebar. Des œuvres réalisées en partenariat avec la street artiste BauBô sont exposées.

Au même titre que l’entrée de femmes au Panthéon ou que la "Journées du Matrimoine", l’attribution de noms de rues à des femmes "a pour but de faire sortir de l’ombre ces personnalités injustement ignorées", ajoute Osez le féminisme.

Vos commentaires

Meteo et Mobilite

Suivez-nous sur Facebook

Top Facebook

Vidéos

vidéos