Le Pentagone s'apprête à accorder aux quelque 600 prisonniers du centre de détention américain de Bagram, en Afghanistan, la possibilité de contester leur emprisonnement, a indiqué lundi un de ses porte-parole, Bryan Whitman.

En vertu de ces nouvelles règles, des responsables militaires américains seront chargés d'aider les détenus de Bagram (nord de Kaboul) à contester leur détention devant un conseil de réexamen des dossiers, a expliqué Bryan Whitman, confirmant ainsi des informations publiées le week-end dernier par la presse américaine.

Ces responsables ne seront pas des avocats mais "les guideront au fil de ce processus administratif et les aideront à rassembler des témoignages" plaidant la cause des prisonniers, a-t-il détaillé. Le Pentagone espère ainsi réduire la population carcérale de Bagram. Certains prisonniers sont détenus sur la base de Bagram depuis le début de la guerre en Afghanistan fin 2001.

A la différence de ceux emprisonnés sur la base américaine de Guantanamo à Cuba, ils n'ont pas accès à des avocats, ne sont pas informés des accusations dont ils font l'objet et n'ont droit qu'à un examen rudimentaire de leur statut de "combattant ennemi".