Des hauts responsables se disent inquiets de la montée de la violence à Jerusalem et le Hamas se fait un palisir de surenchérir en appelant à une nouvelle intifada. Pour la plupart des Palestiniens, ce genre d'annonce ne plaît pas du tout et ne fait que mettre de l'huile sur le feu. La population sait qu'elle a beaucoup à perdre dans cette histoire. En réaction à la première intifada, Israël avait instauré le système de permis pour se rendre à Jerusalem. Après la seconde intifada, la punition était encore plus lourde: un mur de séparation d'une longueur de 700 kilomètres avait été construit.

 

"Intifada blanche"

Pour beaucoup de Palestiniens, c'est désormais grâce à un mouvement pacifiste que la bataille peut être gagnée. Ce mouvement est déjà en marche et porte l'étiquette d'"intifada blanche". En grande partie, les Palestiniens se font entendre par l'intermédiaire de manifestations tous les vendredi dans de nombreuses villes palestiniennes et à Jerusalem-est. Cela se traduit aussi par le boycott de produits israéliens.

 

Salam Fayyad a-t-il la carrure ?

Le premier ministre palestinien soutient le mouvement mais l'espoir est mince. Pour beaucoup, Salam Fayyad n'a malheureusement pas l'étoffe d'un Gandhi ou Nelson Mandela.