Une peine de 15 ans de prison contre le célèbre chanteur rwandais Simon Bikindi, accusé d'incitation au génocide, a été confirmée jeudi en appel par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Le 2 décembre 2008, M. Bikindi avait été reconnu coupable d'incitation directe et publique à commettre le génocide, pour avoir pris la parole fin juin 1994 depuis "un véhicule équipé d'un amplificateur de voix sur la route principale reliant Kivumu à Kayove", deux communes du nord-ouest du Rwanda.
"La chambre d'appel rejette dans son intégralité l'appel de Simon Bikindi, confirme la condamnation pour incitation directe et publique à commettre le génocide, confirme la peine de 15 ans d'emprisonnement", a déclaré le juge président Patrick Robinson. Les cinq juges d'appel ont également "rejeté dans son intégralité l'appel du procureur" qui avait demandé une peine minimum de 30 ans de prison.
La période de détention du condamné, depuis son arrestation en juillet 2001, sera déduite des 15 ans de peine. Selon le jugement qui vient d'être confirmé, le discours prononcé par M. Bikindi en juin 1994 exhortait à tuer les Tutsi. Le chanteur n'a cependant pas été condamné pour ses chansons qui se trouvaient pourtant au centre de son procès.
Tout en reconnaissant le caractère incendiaire de certaines compositions de l'artiste, la chambre de première instance avait souligné qu'elles avaient été composées avant 1994, donc avant la période couverte par la compétence temporelle du TPIR.












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