Le travail des enfants existe toujours dans les industries pakistanaises spécialisées dans la fabrication des ballons de football, selon un rapport de l'International Labor Rights Forum (ILRF) diffusé par la Campagne Vêtements Propres à l'occasion de la Coupe du monde 2010. Cette situation prévaut également en Inde.
Treize ans après l'engagement d'industriels, de marques de sport et de gouvernements à éliminer le travail des enfants dans ce secteur, force est de constater que ce n'est pas le cas, souligne le communiqué. Cet engagement avait été scellé en 1997 dans l'Accord d'Atlanta suite à la diffusion d'images d'enfants pakistanais cousant des ballons pour 0,06 dollar par heure.
Réalisée dans les quatre pays les plus producteurs de ballons (Pakistan, Inde, Chine et Thaïlande), la recherche de l'ILRF montre également que les mauvaises conditions de travail restent la norme dans ce secteur.
Les femmes travaillant à domicile font l'objet de multiples discriminations: elles sont les plus mal payées et sont constamment menacées de perdre leur emploi en cas de grossesse. Il ressort également que de nombreux ouvriers du secteur sont des travailleurs temporaires, ce qui ne leur donne pas accès aux avantages des travailleurs permanents ni à la sécurité sociale.
Par ailleurs, des abus ont été observés en matière d'heures prestées: dans certaines usines, les travailleurs prestent régulièrement de 14 à 21 heures par jour sans un seul jour de repos en un mois.












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