Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a rencontré mercredi les membres des familles de trois aviateurs belges disparus en 1965 dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et dont l'hélicoptère - ou du moins son épave - a été retrouvé début décembre au terme d'une expédition militaire belgo-congolaise.
Cette rencontre a eu lieu sur la base aérienne de Coxyde, qui porte le nom de l'un des trois disparus, Frans Allaeys. Elle a permis aux familles des trois hommes d'obtenir quelques informations sur les circonstances de leur disparition. Cet hélicoptère, un Vertol H-21 "Flying Banana" de la jeune armée congolaise, était piloté par deux adjudants - Robert Jacobs et Frans Allaeys avec un mécanicien de bord, le capitaine Raymond Bardon. Immatriculé FG-378, il a disparu mystérieusement le 27 juin 1965 pendant les troubles qui agitaient alors la région de Stanleyville (aujourd'hui Kisangani, la troisième plus grande ville de la RDC), lors d'un vol vers Buta, plus au nord. Il devait évacuer des religieuses belges. L'épave a été retrouvée le 3 décembre dernier en pleine forêt équatoriale par une expédition conjointe des armées belge et congolaise. Mais aucun reste humain ni effet personnel des trois membres d'équipage n'a été trouvé sur les lieux de l'accident. L'analyse des débris a permis d'établir que l'appareil volait à ce moment à basse vitesse, mais elle n'a pas pu déterminer les causes du crash. Les familles se sont toutefois déclarées mercredi soulagées d'avoir désormais une certitude sur l'endroit de l'accident. "L'espoir de retrouver des restes humains s'est évanoui avec les ans. Mais nous sommes apaisés après des années d'incertitude", a affirmé Roger Allaeys, le frère d'un des pilotes. (109 J)