Les 29 ouvriers chinois qui se trouvaient aux mains de rebelles au Kordofan-Sud (sud du Soudan) depuis la fin janvier ont été libérés et transférés au Kenya, a-t-on appris mardi auprès de responsables soudanais et chinois.
La branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N), qui refuse les accusations d'enlèvement des Chinois et affirme les avoir juste placés en lieu sûr, a confirmé les avoir "évacués". "Les autorités soudanaises ont autorisé un appareil de la Croix-Rouge à les emmener mardi matin de Kauda (dans les monts Nouba) à Nairobi, où ils ont été remis à l'ambassade de Chine", a indiqué le ministère soudanais des Affaires étrangères. Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé leur arrivée à Nairobi, selon l'agence officielle Xinhua, qui a précisé qu'ils se trouvaient à l'ambassade de Chine. La Chine est un partenaire économique et politique crucial pour Khartoum, sous le coup de sanctions économiques américaines depuis 1997. Elle est le principal investisseur étranger dans le secteur pétrolier, le plus gros acheteur de brut soudanais et un important fournisseur de matériel militaire. Selon l'ONU, environ 30.000 personnes ont fui les combats de ces derniers mois au Kordofan-Sud et la famine menace la région si les autorités persistent à interdire tout accès à l'aide étrangère. (DGO)