La police à Bahreïn a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des dizaines de manifestants dans le pays, blessant au moins trois personnes, à l'approche du premier anniversaire du soulèvement populaire, le 14 février, selon un militant de l'opposition samedi.
"Trois personnes ont été sérieusement blessées par des bombes lacrymogènes", tirées vendredi par la police anti-émeutes contre des manifestants, a déclaré le militant, ajoutant que plusieurs autres avaient souffert de problèmes respiratoires après avoir inhalé du gaz.
Les manifestations, animées par des chiites, ont eu lieu à Manama et dans plusieurs villages chiites, dont Duraz, Sehla, Sitra, Sanad, Demistan, Bilad al-Qadim, Aali, Malikya, Tashan, Maamir e Adhari, a indiqué Al-Wefaq, le principal groupe de l'opposition chiite, dans un communiqué.
La police "a fait un usage excessif du gaz lacrymogène pour punir les habitants des régions où ont eu lieu les manifestations", selon l'opposant.
La tension est vive à Bahreïn à l'approche du premier anniversaire du début de la révolte, le 14 février. Des militants ont prévu d'organiser une marche sur la place de la Perle, qui fut l'épicentre de la contestation à Manama.
Un mouvement de contestation, animé par des chiites, majoritaires dans ce pays dirigé par une dynastie sunnite, et réclamant une monarchie constitutionnelle, a été maté à la mi-mars 2010, un mois après son déclenchement. La répression a fait 35 morts selon une commission d'enquête indépendante.













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