Les autorités libyennes ont décrété samedi une zone militaire dans l'ouest du pays pour mettre fin à des violences meurtrières, appelant toutes les parties à un cessez-le-feu immédiat.
"Après les violences dans les secteurs de Mezda, de Cheguiga et de Zenten, qui ont tué des personnes innocentes, le gouvernement intérimaire (...) a ordonné à toutes les parties un cessez-le-feu immédiat", a indiqué le bureau du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib dans un communiqué. "Pour renforcer (cette décision), le gouvernement a ordonné au chef de l'armée et au ministre de l'Intérieur de considérer la région des heurts comme une zone militaire et d'utiliser la force et tous les moyens nécessaires pour faire cesser les tirs contre des civils innocents", a-t-il précisé. Le texte a reçu le soutien du Conseil national de transition (CNT), au pouvoir en Libye, et de Dar al-Fitna, le plus haute autorité religieuse en Libye. Le gouvernement intérimaire a appelé parallèlement à l'ouverture de voies de passage sécurisées pour permettre l'évacuation des blessés et l'arrivée de l'aide humanitaire. Il a également décidé de la mise en place d'une mission d'enquête pour déterminer l'origine du conflit. Les violences, qui ont débuté lundi soir autour des localités de Cheguiga et Mezda, opposent des membres de la tribu des Machachia à des groupes armés de la tribu de Gontrar et de la ville de Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli. (AUM)