Les bombardements écrasent à nouveau la ville d'Homs et ses habitants en Syrie depuis plusieurs jours. A tel point que les observateurs de l'ONU ont annoncé qu'ils cessaient leur travail. Chaque jour, le sang coule, noir, partout dans un pays où les voix semblent ne pas porter hors du vacarme des bombes et balles, qui explosent, fusent, tuent indistinctement hommes, femmes, enfants, tous innocents. Les supplications de la population restent sans effet. La communauté internationale bouge peu même si les Etats-Unis ont déclaré samedi que la Syrie entrait dans une phase critique.
Il risque sa vie en exerçant son metier
Critique, la situation l'est chaque jour dans l'hôpital de fortune du Dr Kassem, un médecin courageux, comme tant d'autres en Syrie, qui risque sa vie en exerçant son métier. Un journaliste américain a passé plusieurs semaines avec le docteur, rapportant des images déchirantes d'enfants en souffrance que le docteur sauve et parfois ne sauve pas. Des images que nous avons invité à voir un internaute dont voici le message: "Si après avoir regardé la vidéo du Dr Kassem, vous pouvez passer à autre chose, dire que que c'est affreux et puis poursuivre le cours de votre existence, alors, c'est que vous n'êtes que des pantins ! Moi j'en suis incapable, je regarde mon bébé, en larmes, et je me demande quoi faire pour venir en aide à ces enfants, au docteur Kassem. Les Syriens en sont à supplier l’Otan et les pays arabes d’intervenir. Ils ne demandent pas qu’on envahisse le pays, mais au moins qu’on établisse ne serait-ce qu’un couloir humanitaire pour que les civils puissent fuir, et aussi une zone d’exclusion aérienne. Je me rends bien compte que la Belgique à elle seule n'a pas le pouvoir de faire plier l'OTAN, mais ne pouvons nous pas envoyer de l'aide au Dr Kassem autrement ?"
Attention: les images peuvent être difficiles à supporter
La vidéo, difficile à supporter, se trouve ci-dessous. Voici le texte qui accompagne ces images: "Ils sont sept à débarquer ce matin-là, six petits enfants et leur mère frappés de plein fouet par un obus. Le photographe américain Robert King a passé sept semaines dans cet hôpital. Des scènes comme celles-ci, il en a vu presque tous les jours. Nous ne vous montrons pas les images les plus atroces: le bras qui pendouille sur l'épaule en lambeaux de Mustapha, 5 ans, ni les caillots de sang que vomit une fillette qui va mourir quelques minutes plus tard..."









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