L'armée gouvernementale congolaise a tué douze membres de milices locales Maï-Maï lors de récents combats dans la province du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo), a rapporté jeudi la radio onusienne Okapi, citant des sources militaires.
Les militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) ont également libéré un militaire du 42e bataillon qui avait été enlevé par des inconnus le 12 juin dans le territoire d'Uvira, le long du lac Tanganyika, selon le commandant de cette unité, le lieutenant-colonel Mamadou Ndala. Des sources locales indiquent que l'offensive de l'armée régulière est intervenue après l'attaque perpétrée vendredi dernier par des miliciens Maï-Maï contre des militaires de la garde républicaine commis à la garde de la résidence du président Joseph Kabila à Kabimba, à trois kilomètres au sud de la ville d'Uvira. Selon des responsables des FARDC, plusieurs indices démontrent que ces miliciens Maï-Maï opéraient de concert avec des rebelles burundais des Forces nationales de Libération (FNL) en provenance des moyens plateaux du Sud-Kivu qui surplombent le lac Tanganyika. (GGD)