Les autorités judiciaires américaines mènent une enquête contre la Deutsche Bank ainsi que d'autres établissements d'envergure mondiale, qui auraient transféré des milliards de dollars pour le compte de l'Iran, du Soudan et d'autres pays soumis à des sanctions, a rapporté samedi le New York Times.
L'enquête n'en est qu'à ses prémices, ont indiqué les autorités au New York Times, ajoutant que la Deutsche Bank n'avait a priori pas procédé à des transferts de fonds, pour le compte de clients iraniens par le biais d'opérations aux Etats-Unis, après 2008.
Un porte-parole de la banque, joint par l'AFP samedi soir, n'a pas souhaité s'exprimer.
Il s'est contenté d'indiquer qu'en 2007, la banque avait décidé de "ne pas s'engager dans de nouvelles transactions avec des établissements de pays tels que l'Iran, la Syrie, le Soudan et la Corée du Nord" et "de mettre fin aux échanges existants dans la mesure du possible du point de vue légal".
Cette enquête sur la Deutsche Bank s'inscrit dans une série d'investigations menées depuis 2009 sur des établissements financiers, suggérant que ceux-ci ont souvent transféré des fonds pour des banques et des société iraniennes, en profitant d'une faille aux Etats-Unis, qui a pris fin en 2008, note le New York Times.
D'après l'article, les procureurs américains se sont aussi occupés d'un accord du 14 août portant sur le versement de 340 millions de dollars par la banque londonienne Standard Chartered à l'Etat de New York. L'accord amiable suggère que les autorités américaines sont divisées ou manquent de coordination. Il dissuaderait les banques et les régulateurs étrangers de coopérer avec Washington.
Pour le moment l'enquête sur Standard Chartered, soupçonnée de transactions illégales pour le compte de l'Iran, n'a toutefois pas permis de déterminer le moindre transfert d'argent destiné à des terroristes, des cartels de la drogue, des individus ou des compagnie de pays sous sanction.
Au cours des dix dernières années, les Etats-Unis et leurs alliés n'ont cessé d'accroître les sanctions contre les banques iraniennes, les institutions et les individus, dans une tentative pour faire cesser le programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran.
La République islamique est soupçonnée de vouloir développer l'arme atomique, sous couvert d'un programme nucléaire civil.












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