L'ex-Navy Seal auteur d'un livre à paraître sur le raid contre Oussama ben Laden n'a violé aucune clause de confidentialité le liant au Pentagone et a "gagné le droit de raconter son histoire", a assuré vendredi son avocat.
Plus tôt vendredi, un porte-parole du secrétariat américain à la Défense avait répété que le Pentagone n'excluait pas de poursuivre l'auteur de cet ouvrage même s'il n'avait pas encore déterminé si l'ex-Navy Seal divulguait des informations classifiées dans son livre.
L'ancien militaire avait cherché des conseils juridiques avant de mener à bien son projet de livre et on ne lui a jamais demandé de soumettre ses écrits au Pentagone avant publication, a assuré son avocat Robert Luskin.
L'ex-membre des forces spéciales "est fier de son service dans l'armée et respectueux de ses obligations", écrit-il dans une lettre adressée au juriste en chef du Pentagone Jeh Johnson.
Ce dernier avait adressé une mise en garde jeudi soir à l'auteur de "No Easy Day" ("Pas un jour facile"), soulignant qu'il avait violé un accord de non-divulgation d'informations qu'il avait signé lorsqu'il était en service actif.
Cet accord prévoit notamment qu'il faut soumettre tout ouvrage à paraître au Pentagone avant sa publication, ce qui n'a pas été fait dans ce cas précis.
"Il a gagné le droit de raconter son histoire; son intérêt constant est de s'assurer qu'on lui autorise à la narrer dans le respect de la lettre et de l'esprit de la loi et de ses obligations contractuelles", poursuit Me Luskin dans sa lettre.
"Je ne peux pas vous dire, ni dans un sens ni dans l'autre, si on pense qu'il y a des informations classifiées dans ce livre", avait auparavant déclaré à la presse le porte-parole du Pentagone, George Little: "Nous gardons toutes les options ouvertes".
L'ouvrage doit sortir le 4 septembre. Son auteur, qui l'a écrit sous un pseudonyme mais dont le vrai nom a été révélé dans la presse, est l'un des membres des forces spéciales de la Navy qui ont éliminé le chef d'Al-Qaïda le 1er mai 2011.
Dans des cas semblables, des employés de la CIA qui n'avaient pas fait relire leurs manuscrits à leur hiérarchie ont été reconnus coupables de violation de leurs obligations contractuelles.
Le gouvernement peut alors réclamer tous les profits issus de la vente de ces livres, selon Steven Aftergood, de la Fédération des scientifiques américains.
Selon la maison d'édition, qui prévoit une première impression de 300.000 exemplaires, le livre avait été revu "par un ancien avocat des forces spéciales".
Si les extraits de l'ouvrage qui ont fuité dans la presse ne contiennent pas de révélations fracassantes, certains éléments contredisent des détails dévoilés l'an passé par les autorités américaines.












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