La guérilla colombienne des Farc a nommé une équipe de cinq négociateurs, dont l'un de ses chefs Ivan Marquez, en vue des pourparlers de paix, prévus à partir du 8 octobre en Norvège puis à Cuba, a annoncé vendredi un de ses représentants.

"L'équipe de dialogue est constituée de cinq porte-parole", a indiqué à la station colombienne Blu Radio, Marcos Calarca, un des émissaires des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis La Havane, où se trouve une délégation de cette rébellion marxiste.

Outre Ivan Marquez, membre de l'organe central des Farc et plutôt considéré comme un tenant de la ligne dure, l'équipe de négociateurs comprend Rodrigo Granda, présenté comme le "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla.

Rodrigo Granda, de son vrai nom Ricardo Tellez, avait été libéré en 2007 par la Colombie à la demande de la France dans l'espoir, resté vain à l'époque, de faciliter la libération de l'ancienne otage Ingrid Betancourt, séquestrée durant six ans avant d'être secourue en 2008 par l'armée.

Les Farc ont également désigné comme émissaire Andres Paris, qui incarne l'aile politique de la guérilla dont il fut négociateur durant les derniers pourparlers rompus il y a dix ans.

Figure enfin sur la liste Simon Trinidad, un guérillero emprisonné aux Etats-Unis où il a été extradé puis condamné à 60 ans de prison en 2008 pour l'enlèvement de trois civils américains en Colombie.

La participation de ce dernier "se discutera une fois que les négociations auront commencé le 8 octobre à Oslo", a précisé Marcos Calarca, lui-même guérillero en exil depuis huit ans au Mexique.

A côté des cinq porte-parole pour les pourparlers de paix, les Farc ont également désigné un groupe de plusieurs conseillers, dont Jesus Santrich, un proche d'Ivan Marquez, dont le nom avait été initialement évoqué comme l'un des négociateurs.

Ce prochain cycle de discussions constitue la quatrième tentative de dialogue entre les autorités et la rébellion marxiste des Farc, la première guérilla du pays qui compte encore selon les autorités 9.000 combattants, après 48 ans d'existence.