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Crise des migrants - Trois quarts des enfants réfugiés en proie aux abus sur les routes migratoires

 

(Belga) Plus de trois quarts des enfants et des jeunes de moins de 25 ans sont confrontés à des abus en tous genres sur les routes migratoires à destination de l'Europe. C'est le constat affligeant pointé par le dernier rapport du Fonds des Nations unies pour l'Enfance (Unicef) et l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) publié mardi. "Sans l'établissement de routes migratoires plus officielles, toute mesure sera inefficace", rappelle l'OIM.

Les risques encourus par ces jeunes sont multiples: abus sexuels, trafic d'êtres humains, exploitation, violences, ... Si toutes les personnes empruntant les chemins de la migration sont des cibles potentielles, il ressort du rapport - réalisé sur base de 22.000 témoignages dont ceux de 11.000 enfants - que les moins de 25 ans sont clairement moins armés contre ces pratiques. La route migratoire en Méditerranée centrale est la plus dangereuse, étant donné que les candidats réfugiés passent par la Libye qui reste un Etat de non-droit, où règnent les milices et la criminalité, pointent l'OIM et l'Unicef. Les enfants originaires d'Afrique subsaharienne sont particulièrement victimes d'abus et d'exploitation: sur la route migratoire de l'est de la Méditerranée, 65% d'entre eux en sont victimes, contre 15% pour les enfants d'autres origines. Sur la route en Méditerranée centrale, la proportion atteint 83% contre 56%. Les frais demandés par les passeurs (entre 1.000 et 5.000 dollars pour traverser la mer) contribuent largement à fragiliser encore plus les migrants. Aimamo, un mineur non accompagné de 16 ans originaire de Gambie a été forcé pendant des mois à du travail manuel épuisant par ses passeurs. "Si tu essayes de t'enfuir, ils te tirent dessus. Si tu arrêtes de travailler, ils te frappent. Nous étions juste des esclaves. Et à la fin de la journée, ils nous enfermaient." Seule solution pour réduire les risques, "les leaders européens doivent mettre en place des solutions durables, qui impliquent des routes migratoires sûres et légales, des corridors de protection et des alternatives à la détention d'enfants réfugiés". "Sans l'établissement de routes plus sécurisées, toute autre mesure sera inefficace", estime Eugenio Ambrosi, directeur régional de l'OIM pour l'UE. (Belga)

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