Des ONG disent non à du Airbnb en Cisjordanie occupée

Des ONG disent non à du Airbnb en Cisjordanie occupée
Le logo d'Airbnb dans les locaux français du site de réservation en ligne de logements entre particuliers à Paris le 21 avril 2015MARTIN BUREAU
 
Internet, ISRAEL

Une coalition internationale d'ONG a réclamé jeudi à Airbnb de ne plus proposer sur son site des locations de logements situés dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, illégales au regard du droit international.

A Paris, une dizaine de militants ont remis dans les locaux de Airbnb une pétition signée par 140.000 personnes notamment en France, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Plusieurs autres actions étaient prévues devant les sièges de la célèbre plateforme de locations à Londres, San Francisco et Portland, à l'appel d'organisations comme l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP), la campagne BDS France (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), Jewish Voice for Peace et SumOfUs.

Vêtus de t-shirts BDS "Justice en Palestine", avec des pancartes "Nous ne voulons plus de maisons spoliées #Airbncolonie", les manifestants ont été reçus dans la capitale française par un employé, à qui ils ont remis deux cartons contenant les pétitions signées.

"Ce sont les signatures des 140.000 personnes qui demandent à Airbnb d'arrêter de tirer profit de l'expropriation du peuple palestinien", a déclaré Imen Habib de la campagne BDS France, initiative elle-même contestée en France.

"C'est inadmissible de faire de l'argent sur une politique coloniale!", a dénoncé Jean-Guy Greilsamer de l'UJFP: "Cette société loue des appartements situés dans les colonies illégales israéliennes en Cisjordanie, construites sur des terres volées aux Palestiniens".

"Cette journée s'inscrit dans le cadre d'une campagne internationale qui se poursuivra jusqu'à ce qu'on obtienne le retrait de ces locations", a affirmé Imen Habib.

"Nous avons déjà informé Airbnb et ils nous ont répondu que c'était aux clients de choisir où ils veulent être logés car ils gèrent les transactions entre eux. Mais Airbnb est responsable de son site, donc c'est à eux de cesser de proposer ces logements. Airbnb doit se conformer au droit international et arrêter de soutenir l'apartheid israélien", a-t-elle affirmé.

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