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RTL INFO s'est rendu dans les bidonvilles de Kampala, en Ouganda, où les femmes et jeunes filles vivent quotidiennement dans la peur

 

Plan International se mobilise pour soutenir les droits des femmes et des filles à travers le monde. L'une de nos équipes a suivi l'organisation sur le terrain en Ouganda, où les femmes sont victimes de discriminations et de violences. Dans les quartiers pauvres, elles vivent dans l’insécurité. Céline Gransard et Aline Lejeune se sont rendues dans les bidonvilles de Kampala, pour le RTL INFO 19H.

Faridah, 19 ans, habite dans un quartier populaire de Kampala, une capitale d’un million et demi d’habitants. Les bidonvilles représentent 2/3 de la superficie de la ville. Le taux de criminalité y est très élevé.

La jeune femme vit quotidiennement dans la peur… "Je quitte le boulot à minuit, je dois traverser le garage de voitures pour rentrer chez moi. Parfois c’est difficile car des hommes se cachent parmi les voitures, et certains peuvent m’agresser", explique-t-elle.

En Ouganda, le soleil se couche à 19h tout au long de l’année. Dans les bidonvilles, très peu éclairés la nuit, les femmes sont régulièrement victimes d’agressions et de violences sexuelles. "Je passais ici avec mon amie, il faisait très noir, il était 23h. On s’est fait surprendre par des vendeurs de drogue, ils ont essayé de nous agresser, j’ai pu m’enfuir mais pas mon amie. Elle s’est fait violer…"


Depuis, un lampadaire a été installé pour augmenter la visibilité: c'es une petite victoire pour les filles du quartier. Avec l’appui de Plan international, Faridah et d’autres jeunes femmes relayent les problèmes d’insécurité auprès des autorités locales et régionales.

La violence à l’égard des filles et des femmes est un problème majeur en Ouganda: près d’une adolescente sur quatre déclare avoir été victime de violence sexuelle au cours de sa vie. Le problème est accru dans les bidonvilles comme celui dans lequel notre équipe s'est rendue.


"Je veux que ces filles deviennent les prochaines meneuses"

Pour faire évoluer les mentalités, Viola, une étudiante en communication de 20 ans, va à la rencontre des habitants de son quartier. Son objectif : détricoter les idées reçues qui nuisent aux jeunes filles et valoriser leur droit au sein de la communauté. "Je veux que ces filles deviennent les prochaines meneuses, il faut qu’elles s’expriment, qu’elles soient sûre d’elles, qu’elles assistent aux réunions du village même si ce n’est pas ce que la société attend d’elles. D'habitude les filles ne prennent pas la parole".


Des jeunes du quartier se rassemblent pour arpenter les zones problématiques

Une fois la nuit tombée, les jeunes du quartier se rassemblent pour arpenter la ville. Escortés par la police, ils repèrent les endroits potentiellement dangereux où des agresseurs peuvent se cacher.

"J’ai noté sur la feuille tous les endroits que nous avons repérés : les lieux non éclairés, les égouts cassés, ou encore les maisons abandonnées", dit Rehema. "Certains criminels blessent les garçons, pas seulement les filles. Cette marche est importante pour nous aussi", explique Adrian.

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