Une clinique d'Ottignies tente une expérience innovante avec des huiles essentielles: "Chaque service a son odeur"

 

C’est une expérience innovante. La clinique Saint-Pierre d’Ottignies diffuse depuis quelques mois des huiles essentielles dans plusieurs de ses services. L’objectif : apaiser les patients tout en bénéficiant des propriétés anti-infectieuses de ces huiles. A terme, la clinique pourrait l’étendre à l’ensemble de ces services. Sébastien Prophète et Anne Lutgen se sont rendus sur place.

La diffusion est discrète et invisible à l’œil nu. En neurologie, toutes les deux minutes, un appareil pulvérise un nuage d’huiles essentielles.


"On a juste envie d’aller se promener dans les couloirs !"

En ce moment, une odeur d’agrumes parfume le service. "Je trouve ca génial, ca a une odeur vraiment formidable", se réjouit une patiente. "En plus ca change chaque fois, c’est vraiment agréable, on a juste envie d’aller se promener dans les couloirs ! Malheureusement, je n’ai pas su le faire trop souvent. Donc ce qu’on fait, c’est qu’on laisse les portes ouvertes."

Le service compte quatre diffuseurs disséminés dans les couloirs. Le personnel les recharge toutes les trois à quatre semaines. "Ca apporte plein de choses : ca peut détendre et ça peut être aussi anti-infectieux", explique Virginie Desablin, une infirmière en chef du service neurologie.


"D'habitude, on s’attend à une odeur d’éther"

"D’habitude, quand on rentre dans l’hôpital, on s’attend à une odeur d’éther et à un environnement très aseptisé", reconnaît Maxence Pletinckx un infirmier. "Là, on rentre dans quelque chose de plus doux."

En pédiatrie, c’est un parfum d’eucalyptus qui enveloppe les enfants. Il a été sélectionné pour ses propriétés anti-infectieuses en cette période propice aux bronchiolites.


Un parfum pour chaque service 

Chaque service a ses huiles essentielles. La clinique collabore avec un spécialiste en la matière qui lui fournit les mélanges appropriés. "On cible si il est préférable d’utiliser l’anti-infectieux, l’antibactérien, si on vise la détente ou alors la désodorisation", explique Stéphanie Dehopre, adjointe à la direction du département infirmier. "Chaque service a des besoins et des attentes différentes".


Un bilan très positif

Après plusieurs mois d’expérience dans quatre services, le bilan s’avère positif tant pour le bien-être du patient que pour celui du personnel à un tel point que la clinique pourrait progressivement installer des diffuseurs dans l’ensemble de l’établissement.

 

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