Des policiers de Molenbeek dévoilent le profil de terroristes potentiels: "Un peu de haine, un gars qui est doué pour baratiner, un jeune un peu perdu"

 

Dans quelques jours nous commémorerons les attentats de Bruxelles. Depuis ces événements, la commune de Molenbeek-Saint-Jean a été pointée du doigt. Dominique Demoulin et Thomas Kinet ont suivi une patrouille de l’unité d’intervention de la police locale de Molenbeek. Ils partagent leur vision des choses dans le RTLINFO 13H.

"Ça c’est une arme qu’on a depuis longtemps, mais depuis les attentats on est obligés de l’avoir avec nous", explique un policier.


"Notre mission première, c’est de répondre aux appels. Si on voit un flagrant délit de deal, on n’a pas le choix, il faut faire notre travail. Ici, on est dans un quartier très connu pour ça, pour les milieux toxicomanes, pour le deal de stupéfiants, donc c’est intéressant de traîner par ici. Je suis presque sûr que si on contrôle dix personnes, dans les jeunes, dans les petites bandes urbaines, ils ont tous au minimum un petit joint sur eux, un petit pacson ou une petite consommation. C’est illégal d’avoir ça, mais ce qui nous intéresse surtout, c’est de savoir qui les vend et qui distribue toute cette crasse aux jeunes dans les rues".



Le jeune homme contrôlé, en possession d’un gramme d’herbe, est ramené au commissariat. Pour lui, ce n’est pas une première.

"Même avant de savoir pourquoi il est connu, ça se voit qu’il a l’habitude d’être armé. Ça se met en rouge chez nous. Ce jeune homme qui a 22 ans est connu pour 40 faits, dont des faits de drogue, de vol qualifié, de rébellion".


De petites infractions pour la plupart, c’était pareil pour ceux qui ont versé dans le terrorisme. "C’est le profil, le petit gamin perdu, il a arrêté l’école, il fume, il ne sait plus quoi faire de ses journées…"

Quel est le sentiment personnel de cet agent ? Il n’est guère optimiste…"Quand je discute avec certains, je sens en eux tellement de haine envers notre système, envers notre pays, une haine que je n’arrive pas à comprendre, mais un peu de haine, un gars qui est doué pour baratiner, un jeune un peu perdu, et voilà, et ça fait des Abdeslam, ça fait des Abrini… Je suis certain que dans l’une des mosquées, s’il y a un imam qui dit, j’ai besoin de 10 candidats, c’est 10 candidats, je suis certain de ça".

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