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Housni a empêché qu’on boute le feu à ce magasin de son quartier: "C’étaient clairement des personnes qui venaient d’ailleurs"

 

Beaucoup de Belges d’origine marocaine veulent aujourd’hui prendre leurs distances par rapport aux bandes de casseurs qui ont profité de la fête lors de la qualification du Maroc pour la Coupe du Monde pour mettre Bruxelles à feu et à sang.

Housni, un jeune habitant du centre-ville de 22 ans, était sur place cette nuit-là. Il a tout filmé et sa vidéo a déjà été vue plus de 500 fois sur les réseaux sociaux. Il s’est confié au micro d’Arnaud Gabriel et Xavier Gérard dans le RTLinfo 13h ce mardi.


"Tu brûleras pas ce magasin si tu me brûles pas moi d’abord"

"Quand je vois ça, je ne me reconnais vraiment pas dans ça, vraiment. C’est plus attristant qu’autre chose", dit-il en regardant une vitrine criblée d’impacts. C’est dans ce même magasin qu’il est entré avec des amis, dont certains également d’origine marocaine. Non pas pour casser, mais pour empêcher ceux qui tentaient de détruire ce commerce, de détruire son quartier. "Il y a un jeune qui essayait de mettre le feu dedans. On est rentré à deux trois, je l’ai pris, je l’ai fait sortir le jeune, je lui ai dit : je te le promets, tu brûleras pas ce magasin si tu me brûles pas moi d’abord".


Des casseurs venus d'ailleurs

Aujourd’hui, il veut défendre les jeunes de son quartier, car ce ne sont pas eux les fautifs. "Comme je l’ai dit, les jeunes du quartier ici je les connais et j’en ai reconnu aucun. C’étaient clairement des personnes qui venaient d’ailleurs." Car c’est un quartier où il fait bon vivre : "Regardez, il y a des passants de toutes origines qui passent par là. Parlez avec eux, il n’est aucunement question d’insécurité ici. Les jeunes ici se sentent bien, les gens qui passent par-là n’ont vraiment pas peur de ces jeunes."

Mais le mal est fait. "On a plus perdu quelque chose que gagné quelque chose", regrette Housni. Les jeunes d’origine marocaine de Bruxelles sont maintenant plus stigmatisés que jamais, pour quelques casseurs dont aucun n’a encore été arrêté malgré les 300 signalements parvenus à la police.

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