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Chantier à Charleroi: les malfrats s'en donnent à cœur joie

Le chantier titanesque qui a débuté, il y a trois mois, dans la Ville-Basse de Charleroi entraîne un sentiment d'insécurité chez les commerçants. Les vols et tentatives de vols dans les commerces explosent.

Le chantier impressionnant dans la Ville-Basse à Charleroi inquiète les commerçants subsistant encore entre les colonnades et la rue du Collège. Les vols et tentatives de vols augmentent farouchement et la situation s'aggrave au fil du temps.

"On se sent seul"

À côté de plusieurs immeubles démolis, l’épicerie bio d’Anne-Marie Darche reste ouverte mais, le dispositif de sécurité ne suffit plus. "Il n’y a plus rien devant mon magasin donc, on se sent un peu seul. À tel point qu’on est victime de vols récurrents, soit à trois reprises en l’espace de trois mois. Cela commence à bien faire. Il n’y a aucune sécurisation due à une absence de lumière", explique cette commerçante.

"Le matériel qui traîne permet d’accéder aux maisons"

Quelques semaines auparavant, la vitre d’une boutique a par ailleurs été brisée. "On ne se sent plus en sécurité puisqu’on laisse traîner du matériel qui permet d’accéder aux maisons par les étages", ajoute un autre témoin de ce phénomène.

Cinq fois plus de vols en 2014

Selon le porte-parole de la police carolo, David Quinaux, "dans la période de décembre 2013, on était à deux faits. On en est à dix cette année. Cela s’explique assez aisément. Une zone de chantier est une zone dégradée et est plus souvent cible d’autres dégradations dues au dépôt d’immondices ou autres larcins."

Autre problème soulevé, le manque d’effectifs au sein de la police en cette fin d’année. Dans les prochains jours, des patrouilles passeront néanmoins plus régulièrement dans la Ville-Basse, où le chantier doit encore durer deux ans.

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