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Maman depuis hier, Mélanie participe à un projet pilote et rentrera déjà chez elle demain: "On apprend cette autonomie le plus vite possible"

 

Réduire le séjour à la maternité pour les jeunes mamans, c’est le projet de la ministre de la Santé. Maggie De Block veut ainsi réaliser des économies dans le budget des soins de santé. Sept projets pilotes ont été lancés, dont un à Mons où le CHR est un des pionniers en la matière. Un reportage de Ludovic Delory et Dominique Sokolowsky pour RTLinfo 13h.

Un projet pilote a été lancé au CHR de Mons afin de réduire le séjour en maternité pour les jeunes mamans. Le but du projet de Maggie De Block, ministre de la Santé, est de réaliser des économies dans le budget des soins de santé. Mélanie a donné naissance à Basile lundi. La mère a décidé de ne rester que deux jours à la maternité. "Je préfère être chez moi plutôt qu'à l'hôpital. J'ai eu tous les soins et toutes les remarques. Et puis comme je sais que quelqu'un passe à la maison, si j'ai besoin d'aide, je sais que j'ai encore quelqu'un au cas où", a confié la jeune mère de famille au micro de Ludovic Delory.

Cela fait deux ans que le CHR de Mons propose aux jeunes mamans de raccourcir leur séjour. Dans 75% des cas, celles-ci acceptent. En Belgique, le coût moyen d'un accouchement par voie basse est de 5000 euros. Encadrer les mères grâce à un travail en réseau permet de faire des économies.

"On apprend cette autonomie le plus vite possible pour qu'elles retournent à la maison. Le gros avantage pour la sécurité sociale est le coût franchement diminué. C'est sans doute pour cela que ce projet pilote a été retenu", a détaillé Pascale Grandjean, chef de service à la maternité CHR Mons Hainaut.


Les sages-femmes au cœur du dispositif

Les sages-femmes qui se rendent chez les jeunes mamans après l'accouchement sont évidemment au cœur du dispositif. "A la maternité, on a la sonnette et on a toujours une sage-femme à portée de main. Il y a l’effervescence de la naissance, beaucoup de visites. Mais quand on rentre à la maison, c'est là que les questions viennent car on se retrouve face à son bébé", a expliqué Marie Vlaemynck, une sage-femme.

Aujourd'hui, quatre femmes sur dix font appel à une sage-femme après leur accouchement. Augmenter cette proportion permettrait de réduire les coûts d'hospitalisation qui interviennent pour environ 2/3 dans la facture finale.

 

 

 

 

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