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Des chevreuils en liberté aperçus à Rocourt en montant sur l’autoroute: les conseils pour éviter un accident

Des chevreuils en liberté aperçus à Rocourt en montant sur l’autoroute: les conseils pour éviter un accident
 

Mardi et mercredi dernier, un couple de la région liégeoise a aperçu deux fois à la même heure ce qu’ils ont identifié comme des chevreuils qui tentaient de traverser la rampe d’accès à l’autoroute E40/E25 à Rocourt (Liège). La police n’ayant pas reçu de signalement, la présence des cervidés à cet endroit reste un mystère. Mais c’est l’occasion de rappeler quelques règles de sécurité pour éviter des accidents avec des animaux, qui sont présents sur tout le territoire wallon, y compris hors des zones boisées.

Karin nous a contacté via notre bouton orange Alertez-nous: "Cela fait 2 jours consécutifs que nous avons aperçu à l'entrée de l'autoroute à Rocourt (direction Bruxelles-Namur) des chevreuils tentant de traverser la route. Soyez prudents!"

"Il était chaque fois 20h, 20h30. La première fois, l’animal avait des bois et la seconde, il n’en avait pas. Donc il s’agit de deux chevreuils différents", précise-t-elle. "Ils étaient sur la droite après la ligne droite d’accès à l’autoroute, dans le tournant. On a vraiment eu l’impression qu’ils voulaient traverser." Une présence qui étonne fortement Karin. "Je prends cette route cinq-six fois par semaine et je n’en avais jamais vu avant."


Des chevreuils partout en Wallonie, et pas que dans les bois

La police de Liège, compétente pour cette zone, n’a cependant reçu aucun signalement. Aucune enquête n’a donc été menée pour tenter de savoir d’où peuvent bien sortir ces animaux, s’il s’agit de chevreuils appartenant à des particuliers qui se seraient échappés, ou s’il s’agit d’animaux sauvages.

A la direction liégeoise du Département Nature et Forêts de Wallonie, on n’est cependant pas surpris par une éventuelle présence de ces animaux à cet endroit. Un petit bois suffit à accueillir une population de chevreuils, qui sont présents sur l’ensemble du territoire wallon. Ils circulent régulièrement entre les zones boisées et il n’est donc pas si rare d’apercevoir des chevreuils en bord de route, y compris en terrain dégagé ou aux abords des villes.


Des dizaines d'accidents mortels par an avec des animaux

Mais cette présence dans une voie d’accès à l’autoroute rend la situation particulièrement dangereuse, estime Benoit Godart de l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR). "Le plus délicat, c’est quand on rencontre un animal quand où on ne s’y attend pas. J’en ai vu récemment un à Louvain-la-Neuve par exemple. Dans ces zones, on ne peut pas appliquer les règles de sécurité conseillées dans les zones à risque."

Statistiquement, l’IBSR recense en moyenne 90 accidents avec accident corporel par an qui impliquent un animal. "Ils font chaque année une dizaine de tués et blessés graves et une centaine de blessés légers. A côté de cela, il y a aussi tous les accidents dans lesquels il n'y a que des dégâts matériels et que nous ne comptabilisons pas", détaille M. Godart.


Faites tout particulièrement attention aux zones boisées

Dans ces statistiques, l’IBSR ne fait pas de distinction entre un accident avec un chien ou avec un sanglier. Si celui avec un chien peut arriver partout, les accidents avec des animaux sauvages sont plus prévisibles, et plus nombreux à se révéler dangereux pour li’intégrité physique des automobilistes. En témoigne le fait que c’est en province de Luxembourg, là où il y a le plus de forêts, qu’on enregistre le plus haut taux d’accidents graves impliquant des animaux : 1 sur 100.

"Globalement, c'est en automne qu'il y a le plus d'accidents, pendant la période de la chasse", explique M. Godart, qui rappelle "5 grands conseils" :

  1. Soyez sur vos gardes en automne, en cas d’hiver rigoureux ou au début du printemps, lorsque les animaux se mettent à rechercher de la nourriture d’une manière plus active ou lorsque des chasses sont organisées. La période de chasse de septembre à mi-novembre voire décembre est particulièrement propice aux accidents avec gibier.

  2. Adaptez votre vitesse, en particulier dans les zones avec des signaux de danger spécifiques. Les panneaux de signalisation A27 (traversée de gros gibier) et A29 (traversée de bétail) ne sont pas là pour ajouter un côté pittoresque à certains itinéraires. Il faut appliquer ces règles de prudences chaque fois qu'ils sont présents, d’autant plus que sur ces routes peu fréquentées, on a parfois tendance à rouler plus vite.

  3. Scrutez les accotements pour y déceler du gibier éventuel. Si vous êtes accompagné, demandez aux passagers de regarder aussi. La nuit, les yeux des animaux brillent à des distances relativement grandes.

  4. Roulez plus lentement lorsqu’il fait noir. Les animaux ont également tendance à sortir à l'aube ou au crépuscule.

  5. Pensez au fait que les animaux se comportent de façon imprévue et se déplacent souvent en groupe. Un sanglier peut en cacher un autre. L’animal ne va pas regarder avant de traverser: vous devez pouvoir l'éviter sans emboutir un arbre.

C’est un des deux cas où l’accident peut se révéler mortel : quand on tente d’éviter le contact avec l’animal et qu’on projette finalement son véhicule contre un arbre, ce qui est encore plus dangereux. Mais quand il s’agit de gros gibiers comme des cervidés ou des sangliers, le risque de mort est également très grand quand ils passent à travers le pare-brise.

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