La réunion de conciliation d'urgence convoquée jeudi après-midi pour tenter de mettre d'accord les représentants syndicaux des ouvriers et la direction de Clariant Bénélux située à Louvain-la-Neuve s'est terminée par la rédaction d'un procès-verbal de carence. La direction maintient son intention de licencier les deux délégués syndicaux FGTB en invoquant une rupture du lien de confiance. Les syndicats s'indignent et annoncent de nouvelles actions.
De nouvelles actions prévues
Jeudi, le personnel de Clariant avait débrayé en signe de protestation contre ce double licenciement annoncé par la direction mercredi, à deux jours du début des congés annuels de la société active dans le domaine de la chimie. De nouvelles actions des travailleurs sont annoncées pour vendredi, et les syndicats n'excluent pas des actions durant les congés de l'entreprise.
On reprocherait aux délégués syndicaux de faire leur travail
"Quand on parle avec la direction, on s'aperçoit que ce qu'elle reproche aux deux travailleurs, c'est qu'ils font leur travail de délégués syndicaux. Et quand on demande pourquoi la procédure prévue en cas de licenciement de travailleurs protégés n'a pas été respectée, on nous répond juste que les indemnités seront payées. C'est un peu trop facile, alors que les délégués ont été élus par le personnel", s'indigne Philippe Leclercq, secrétaire régional de la Centrale générale FGTB Brabant wallon.
En raison de l'échec de la réunion de conciliation, les syndicats ont fait savoir à la direction qu'ils considéraient que la paix sociale dans l'entreprise était rompue.













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