La police a procédé samedi soir à l'interpellation de 95 personnes à l'issue des incidents qui ont suivi la manifestation anti-Kabila à Bruxelles, a indiqué la police bruxelloise qui a également comptabilisé 16 policiers blessés. 144 personnes ont été arrêtées. Dans 123 cas, il s'agissait d'une arrestation administrative pour trouble de l'ordre public. Ces personnes ont été libérées dans le courant de la nuit et durant la matinée. Les 21 autres ont été appréhendées car soupçonnées de différents délits.

 

Mandat d'arrêt requis contre 5 émeutiers

Le parquet de Bruxelles a déjà traité dimanche après-midi dix dossiers d'émeutiers présumés qui avaient été interpellés samedi à la suite de la manifestation. Pour cinq de ces personnes, le parquet a demandé un mandat d'arrêt. Celles-ci doivent encore comparaître devant le juge d'instruction, a indiqué le parquet bruxellois. Les 11 autres dossiers sont toujours pendants. Trois autres suspects ont été libérés après audition par le substitut du parquet et feront l'objet d'une comparution immédiate. Deux mineurs d'âge ont été mis à la disposition du juge de la jeunesse.

 

Les manifestants n'acceptent pas le résultat des élections

Les manifestants n'acceptent pas le résultat officiel de l'élection présidentielle et considèrent comme président régulièrement élu l'opposant Etienne Tshisekedi. "Nous sommes déterminés. On n’est pas des voyous, on n’est pas des casseurs, on veut juste rétablir une justice, c’est notre droit. Il y a tellement de preuves que Kabila n’a pas gagné. Qu’est-ce qu’il faut qu’on fasse de plus ?", témoigne une participante au micro de Serge Vermeiren pour RTL-TVI.

 

Beaucoup de dégâts

Les incidents ont provoqué d'importants dégâts. Les émeutiers ont détruit les vitres de rez-de-chaussée d'une dizaine de bâtiments dans l'avenue des Arts, la rue Montoyer et la rue du Commerce. Le feu a également été bouté à une voiture dans la rue du Commerce. Au moins deux voitures ont été retournées et plusieurs poubelles et plusieurs sacs poubelles ont été incendiés et déchirés.

 

"On préfère attendre pour faire des réparations"

Certains gérants ont vu leur magasin vandalisé à plusieurs reprises dans la même semaine, et préfèrent ne pas effectuer de réparations dans l’immédiat : "On préfère attendre de voir ce qui va se passer par la suite pour éventuellement faire des réparations si nécessaire, pour ne pas gaspiller du temps et de l’argent à réparer tout tout de suite, parce qu’on ne sait pas ce qui va se passer", explique Cédric N’Dom, gérant d’un commerce, au micro de Jessica Nibelle pour RTL-TVI.