Caroline Fourest, journaliste française et auteure d'une biographie sur Marine Le Pen, était l'invitée mardi soir d'un débat consacré à l'extrême droite à l'Université Libre de Bruxelles (ULB). "Et elle n'y reviendra plus", a-t-elle déclaré. En effet, le débat venait à peine de commencer lorsque plusieurs personnes affublées de keffieh et de burqas ont commencé à chahuter dans l'enceinte de l'auditoire et à scander des vociférations haineuses à son encontre.

 

Escortée par les services de sécurité

L'intervenante du débat a dû quitter la salle escortée par les services de sécurité. Les autorités de l'Université déplorent cette attitude et se disent "scandalisées" par cet attentat à la liberté d'expression, peut-on lire dans le journal Le Soir.

Ce mouvement de contestation serait le fruit d'un assistant de l'ULB: Souhail Chichah, connu pour ses idées extrêmistes. Le recteur saisira le Conseil de discipline sur le sort de l'assistant.

 

"Honte"

Plusieurs associations d'étudiants ont réagi à la suite de l'interruption de ce débat. "Nous avons honte des méthodes fascisantes ayant empêché la tenue d'un débat dans la maison du Libre examen. Nous déplorons le comportement détestable et honteux de certains membres de notre Alma Mater, sachant que la naissance de cette mascarade émane d'un chercheur de notre université, Souhail Chichah", ont dénoncé dans un communiqué l'association des anciens étudiants (ACE), le cercle du Libre examen et l'Union des Anciens étudiants (UAE). 

Les associations étudiantes souhaitent "ardemment revoir Mme Fourest" à l'ULB et demandent aux autorités de prendre "les mesures qui naturellement s'imposent".