Le canal de Bruxelles se retrouve gelé à cause de la vague de froid que nous connaissons actuellement. Pour la première fois depuis six ans, un brise-glace est nécessaire afin de libérer les voies. Par endroit, la couche de glace est tellement importante qu'elle atteint jusqu'à sept centimètres.

"Ici vous avez le ponton qui brise la glace, c'est parce qu'en-dessous du ponton sont aménagés des rails de chemin de fer. Ces rails de chemin de fer permettent de briser plus facilement la glace", explique Philippe Matthis, dirigeant du port de Bruxelles, au micro d'Alix Battard.

 

Un système efficace

Quatorze kilomètres, c'est la distance que doit parcourir Adri Arends, pilote du brise-glace. "ça regèle si on ne passe pas. Vous voyez, on est passé ce matin là-bas et c'est déjà regelé. Il faut passer pour que ça reste ouvert pour les autres bateaux". Grâce à l'action du brise-glace, huit bateaux ont déjà pu circuler sur cette partie du canal de Bruxelles. "Cela permet d'approvisionner nos stocks pétroliers à l'avant-port. Il faut savoir qu'on a un gros stock pétrolier, le seul de la région de Bruxelles-Capitale, qui a trois jours de réserves. Si on ne permet pas aux bateaux de venir approvisionner ce stock à un moment donné, il n'y a plus de réserves. Par les temps qui courent, ce serait une catastrophe", ajoute Philippe Matthis.

 

Un effet 'bain à bulles'

De la glace doit principalement être brisée aux bassins Vergote, à Bruxelles, et de Biestebroek, à Anderlecht, a indiqué mercredi le responsable de la communication du port, Sylvain Godfroid. "Aux écluses d'Anderlecht et de Molenbeek, un système spécial produisant un effet 'bain à bulles' sera utilisé pour éviter que les portes ne gèlent. Les activités de construction sont à l'arrêt, mais les autres activités portuaires se poursuivent", précise-t-il.

Le brise-glace restera en action jusque lundi au moins.