Il n'y aura pas de représentant d’Arcelor Mittal Luxembourg aux "Jobday" de l’université libre de Bruxelles. Après avoir reçu des menaces d’étudiants FGTB qui dénoncent la fermeture de la phase à chaud à Liège, la personne qui devait venir a décliné l'invitation.

 

Aucune ouverture de débat

Après l'affaire Chichah il y a 2 semaines, "l'encrêpage" du sénateur Destexhe la semaine dernière et cette nouvelle action de protestation contre Arcelor Mittal, la contestation estudiantine semble de plus en plus forte à l'ULB. Mais quel est le point commun entre ces actions? Pour Gérald Renier, coordinateur de la section étudiants FGTB de l'ULB, la réponse est simple : les récentes affaires qui ont secoué l'ULB ont toutes un point commun: elles n'ont pas ouvert le débat. "L'affaire Chichah et Destexhe qui a suivi ont explosé dans la presse, mais n'ont pas ouvert le débat, elles ont juste renforcé les positions de l'un et de l'autre camp. Et ça, c'est une faiblesse aujourd'hui. En plus, à l'ULB, il y a tout ce trip autour du libre examen. Il y a un moment où je pense que la communauté universitaire décide d'organiser des débats, des conférences, ce doit être une volonté de l'ensemble de la communauté des professeurs et des étudiants. Posons les questions au lieu d'appliquer une politique de censure de manière émotionnelle. Invitons un point de vue à un autre point de vue. La communauté universitaire comporte des centaines de cercles, mais il n'y a pas un endroit où on se croise tous et où on peut discuter", a-t-il expliqué au micro de Mahe bougard pour Bel-RTL.