Le doctorant qualifie cette décision d'"effet d'annonce". "Les autorités universitaires, qui demandaient ma révocation pure et simple, essuient un cinglant désaveu", estime-t-il. Dans les faits, Souhail Chichah était déjà suspendu, avec maintien de sa rémunération, depuis le mois de février et l'instruction relative au débat que lui et une cinquantaine de personnes avaient perturbé pour dénoncer "l'islamophobie" de Caroline Fourest, l'une des invitées, en scandant "Burqa bla bla".



Un mois de "congé payé"

"Mon directeur de thèse avait déjà dû démissionner sous l'effet de pressions politiques", déclare Souhail Chichah. Il indique qu'il poursuivra sa thèse dans une université française ou dans une autre université belge. Souhail Chichah pointe par ailleurs le fait que la sanction à son encontre n'aura aucun effet réel. "Cette sanction, qui n'est pas effective puisque je suis déjà suspendu depuis février, me donne en fait un mois de congé payé", commente le chercheur.