La réaction des policiers était-elle disproportionnée lors des événements survenus dimanche dans une station de métro bruxelloise? Deux enquêtes tenteront de faire la lumière sur ce point. Alors qu'ils tentaient d'aller à la rencontre de manifestants du Parti Populaire, des contre manifestants anti fascistes ont été encerclés par la police. Bilan: 25 arrestations administratives et trois blessés, dont l'un souffrant d'une commotion cérébrale.



"La police l'a frappé alors qu'il était au sol, les mains attachées"

"Il filmait les interpellations avec un appareil photo à la station de métro, a expliqué Abdel Jalil Bourhidane de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Quand la police a chargé, il ne voyait pas exactement ce qui se passait. Il s'est pris des coups de matraque, il s'est retrouvé au sol, les mains attachées avec des colsons. La police a continué de le frapper au ventre et au dos alors qu'il était au sol. Il a reçu un coup sur la tête et a 6 points de suture".

 

"Nous voulons un maximum de témoignages"

Les jeunes FGTB et la Jeunesse Ouvrière chrétienne ne comprennent pas la violence de cet assaut policier. Les deux organisations ont introduit un recours judiciaire auprès du Comité P, la police des polices. "Il y a une plainte individuelle des jeunes matraqués. De plus, nous allons recueillir un maximum de témoignages pour que cette plainte devienne collective", a indiqué Céline Moreau, coordinatrice des Jeunes FGTB.

 

Le bourgmestre "regrette les incidents" et ouvre une enquête

Le bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemenas, a demandé l'ouverture d'une enquête disciplinaire: "Je regrette que des incidents aient ponctué ces manifestations. J'ai demandé à ce qu'une enquête ait lieu afin de faire toute la lumière sur le déroulement  de l'intervention policière qui visait à empêcher la confrontation", a-t-il indiqué par voie de communiqué.