L'organisation d'automobilistes Touring fulmine contre la Région bruxelloise qu'elle a accusée jeudi matin de vouloir supprimer quelque 55.000 places de parking d'entreprises en instaurant d'ici peu une taxe de 500 euros par an et par place de parking jugée superflue, sauf si ces entreprises acceptent de fermer le parking ou de l'ouvrir aux habitants du quartier.
Nouvelle taxe pour les entreprises
Pour Touring, la mesure décriée constitue non seulement "une nouvelle taxe pour les entreprises", mais aussi une menace sur "plus de 55.000 emplacements de parking". Ce plan des autorités bruxelloises est "en contradiction totale avec la politique de stationnement de la Région actuellement lancée par la ministre Grouwels avec qui Touring a pu discuter, de concert avec les acteurs économiques, afin de garantir un maximum d'emplacements pour les voitures dans les parkings"
Engagement énergétique et climatique
Touring vise sans le nommer un projet dont le gouvernement bruxellois doit encore fixer les modalités chiffrées dans le cadre du Code Bruxellois de l'Air, du Climat et de la Maîtrise de l'Énergie (COBRACE). Ce code est jugé nécessaire pour permettre à Bruxelles de respecter ses engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique, contre la crise énergétique, mais aussi contre la pollution de l'air.
Le projet d'Huytebroeck visé
L'organisation s'en prend en particulier à la ministre bruxelloise de l'Environnement et de l'Énergie Evelyne Huytebroeck (Ecolo), "qui souhaite, sur base d'un nouveau règlement écologique, diminuer le nombre d'emplacements de parking que les entreprises et organisations peuvent allouer à leur employés". Pour Touring, cette taxe affectera non seulement les nouvelles entreprises, mais également celles qui existent depuis longtemps dans la capitale et qui payent déjà pour leurs emplacements de parking.
Pas une taxe mais une charge environnementale
Réagissant aussitôt, la ministre écologiste a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une taxe, d'autant que l'entreprise a le choix entre trois options. La Région bruxelloise a précisé qu’elle n'avait pas l'intention de taxer les entreprises pour les emplacements de parking en surnombre dont elles disposent, mais de faire payer des charges environnementales à celles qui choisissent de ne pas mettre ces emplacements à la disposition des riverains ou de ne pas les affecter à d'autres fonctions.
Des chiffres exagérés
Le chiffre de 55.OOO emplacements supprimés à terme via cette mesure est "totalement farfelu", a répliqué jeudi matin la ministre bruxelloise de l'Environnement et de l'Énergie Evelyne Huytebroeckn. Précisant que sur les plusieurs centaines de milliers d'emplacements de parking à Bruxelles, seuls quelques milliers pourraient être supprimés d'ici 2030.










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