Un arrêté royal du 11 juin 2011 permettait aux motards de garer leur engin sur un trottoir à condition qu'une bande praticable d'au moins 1,5 mètre soit laissée libre. La Région bruxelloise a contesté cette mesure, estimant qu'elle n'avait pas eu la possibilité de se prononcer sur le texte définitif de l'arrêté comme le prévoient la Constitution et les lois de réforme institutionnelle.

 

Une largeur minimale fixée de manière arbitraire

Selon elle, cette largeur minimale a été fixée de manière arbitraire sans considération des initiatives qu'elle prend en faveur des piétons. Le gouvernement fédéral n'a pas déposé de mémoire en réponse.

 

"On ne sait pas où la garer"

Le Conseil d'Etat a donné raison à Bruxelles et annulé l'arrêté, au grand dam des associations de motards. "On parle beaucoup de mobilité mais beaucoup de monde hésite à utiliser une moto puisqu'on ne sait pas où la garer. Evidemment, ça n'a pas plus à certains usagers. Encore une fois, les motards ne sont pris en compte par personne", a regretté le président de Fedemot, Jean-Marie Jorssen. L'association demande d'ores et déjà au secrétaire d'Etat à la Mobilité de prendre un nouvel arrêté.

 

Wathelet  veut réautoriser le stationnement au plus tôt

Une demande qui n'a pas tardé à se faire entendre. Melchior Wathelet a affirmé son intention de republier au plus tôt - mais après concertation - l'arrêté royal autorisant le stationnement des motos sur les trottoirs. Pour M. Wathelet, cette règle de stationnement doit être réintroduite au plus vite. "Il s'agit apparemment d'un problème de pure forme", commentait-on mercredi à son cabinet. "Dès que la concertation aura été menée, nous publierons à nouveau le texte, sans y changer quoi que ce soit". En attendant, l'interdiction est de rigueur.