Lorsque les gardiens sont en grève, les détenus en subissent inévitablement les conséquences. Les familles et des détenus n'ont plus vu leurs proches depuis 5 jours et les visites ont été suspendues. Depuis un mois et demi, la surpopulation carcérale conjuguée à la grogne des gardiens rendent les conditions de détention très pénibles: "Ils n'ont pas de visite, pas de douche, pas de téléphone, pas de préau. Ils restent 24h/ 24 en cellule", a dit Camélia, la soeur d'un détenu.



Des taches sur le corps dues à l'humidité

Ces dernières semaines, des détenus se sont révoltés. Leur frustration est aussi motivée par le manque d'hygiène, rapporte notre journaliste Jessica Nibelle. "Mon frère a attrapé des taches sur les mains et les jambes, le médecin a dit que c'était clairement à cause de l'humidité. Ils ont droit 2 fois par semaine à la douche, donc s'il y a grève, pas de douche. Ils n'ont pas non plus de vêtements de rechange car c'est la famille qui en apporte", a poursuivi Camélia.



Les prisonniers comprendraient la grève malgré tout

Selon les syndicats, les prisonniers comprennent le mouvement de grève. "Ils comprennent que si on met encore plus de détenus en prison, les conditions de vie seront tellement pénibles que ce n'est plus supportable. Jeudi on a eu des incendies, samedi une agression contre deux surveillants", a expliqué Helmut Vanhoore, gardien et délégué CSC.