Le juge d'instruction de Bruxelles a ouvert une enquête après le suicide d'un homme âgé de 49 ans qui travaillait depuis près de 10 ans au centre culturel de Rhode-Saint-Genèse. L’homme nettoyait régulièrement la salle commune en vue des événements. L’individu s’est donné la mort à son domicile à Huizingen. Selon certaines sources, il aurait laissé une lettre d’adieu expliquant son geste. Il dit avoir été victime de harcèlement de la part de ses collègues et évoque le chef d'équipe ainsi que les services communaux qui ne l'auraient pas assez soutenu.

 

"Je n'ai jamais rien ressenti"

Mais la commune, elle, dit n’avoir jamais été au courant de tels agissements: "Je n’ai jamais ressenti ou vu quelque chose et je ne peux toujours pas le croire. Je veux laisser le parquet faire son travail. Je pense qu’il est mieux placé que nous pour parler avec les personnes concernées", explique Anne Sobrie, échevine de la Culture à Rhode-Saint-Genèse, au micro d'Alix Battard.

 

"Je ne peux pas le croire"

"Je ne peux pas le croire. C’était un homme sympathique, jovial, toujours de bonne humeur, toujours souriant… Quand j’ai appris qu’il avait décidé de se donner la mort, ça m’a fait l’effet d’une bombe qui explosait, et quand j’ai su quelles pourraient être les raisons, c’était encore pire, je trouve cela effrayant", explique encore l'échevine de la Culture.

 

Assistance psychologique

Les 24 collègues de l'ouvrier communal recevront l'assistance psychologique d'un service externe chargé de la prévention et de la protection au travail, a indiqué jeudi Anne Sobrie, l'échevine de la Culture à Rhode-Saint-Genèse.  Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête et ne souhaite pas communiquer sur le sujet. Le collège échevinal doit se réunir prochainement afin d’examiner s’il y a lieu de prendre des mesures disciplinaire.