Les visiteurs peuvent explorer toute l'année et sur réservation une petite partie des 320 km d'égouts qui forment le réseau de la ville de Bruxelles. C’est à porte d’Anderlecht que se trouve l’entrée de ce monde insoupçonné et sous terrain. Les égouts de Bruxelles, c’est tout un réseau qui s’étend sous nos pieds. 320 km de dédales qui reçoivent toutes les eaux usées. Guy Delvallée, responsable du musée des Égouts, était au micro d'Amélie Schildt pour RTL TVI: "Ici nous sommes dans le collecteur de la chaussée de Mons. C’est un grand égout. Nous sommes en dessous de la chaussée de Mons. Six mètres au-dessus de votre tête, il y a des bus, des voitures et des camions qui passent."

 

Le 'wagon-vanne', une fierté belge

Le musée offre un aperçu réaliste de ces égouts bruxellois qui ont vu le jour en 1867 pour assainir la ville. Une infrastructure qui possède ses atouts et ses spécificités, par exemple, un "wagon-vanne": une fierté belge qui permet de nettoyer certains axes. "A Paris, ils ont un 'bateau-vanne'. Notre 'wagon-vanne' est plus petit, il pèse une tonne et demie. Il y en a qui pèse trois tonnes et demie. Il y en a 11 en tout", ajoute Guy Delvallée.

 

"A quel étage?"

Ces machines, Guy Delvallée les connaît bien et pas seulement parce qu’il mène des visites guidées. Pendant 10 ans, il a œuvré comme égoutier à Bruxelles. "A la base quand j’ai commencé à la ville de Bruxelles, on m’avait dit que j’allais travailler dans le bâtiment.  La seule chose que l’on ne m’a pas dit, c’est à quel étage! J’ai pu voir que si on n’était pas là, il ne ferait pas bon vivre à Bruxelles." Aujourd’hui, ce n’est plus la Ville de Bruxelles qui gère le réseau des égouts, mais la société Vivaqua.