La région bruxelloise se modernise en matière de détection de la radioactivité en rénovant deux stations de mesure. Dans la capitale, la dose moyenne annuelle due à la radioactivité naturelle se situe aux alentours d'un millisievert par an.

"Cette valeur se situe dans la moyenne nationale et s'explique par la nature du sous-sol dont le taux de radioactivité peut être qualifié de faible à moyen", explique l'Agence.   

 

Uccle et le centre-ville

La plupart des stations de mesure en Belgique sont logiquement placées dans les environs directs des sites nucléaires mais Bruxelles, de par l'ampleur de son agglomération, compte également deux appareils. Outre la station à l'IRM, une seconde est installée sur le toit des locaux de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire, dans le centre-ville.L'an dernier, l'alarme ne s'est enclenchée qu'une seule fois à la suite de fortes chutes de pluies. La situation ne présentait aucun danger.    

 

Un outil crucial en cas d'accident 

En cas d'accident nucléaire en Belgique ou à l'étranger, les mesures collectées permettraient d'évaluer correctement les risques potentiels pour la population. "Ainsi, le débit de dose radioactive mesurée est certes important mais le temps d'exposition l'est tout autant dans l'optique de cerner au mieux les mesures à prendre directement après un accident", détaillent les experts de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire.

La modernisation du réseau Telerad de l'Agence s'est faite à l'échelle nationale. Le pays compte désormais un total de 232 stations.Les résultats des mesures peuvent d’ailleurs être suivis en temps réel sur internet.