N'acceptant pas cette décision du collège et n'ayant pas reçu de réponse positive à l'issue des recours internes, Carmen, âgée de 17 ans, et sa famille ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat. Celui-ci a depuis lors prononcé cinq arrêts suspendant la décision du collège. Devant la compétence limitée du conseil de délibération de l'établissement, le Conseil d'Etat a provisoirement décidé que, dans l'attente d'un arrêt définitif, l'adolescente dyslexique devait recevoir une note finale lui permettant d'accéder à la sixième secondaire. A partir de vendredi, une astreinte de 1.250 euros par jour pèsera sur le collège jusqu'à ce qu'il reconsidère la note finale problématique.

"Nous respecterons cette décision. Cette élève recevra une nouvelle note finale et pourra accéder à la sixième secondaire", a déclaré Mieke Van Hecke, la directrice du syndicat de l'enseignement catholique en Flandre. Le collège n'a pas souhaité réagir en raison de possibles violations de la vie privée.

A la suite de cette décision, la députée flamande Ann Brusseel (Open Vld) a plaidé jeudi, sur son site internet, pour la mise en place d'une évaluation finale centralisée et généralisée à tous les élèves en Flandre afin, notamment, d'apporter davantage d'objectivité et de faire baisser le nombre de procédures judiciaires. Une association d'écoliers flamands, la Vlaamse Scholierenkoepel (VSK), a quant à elle demandé au ministre flamand de l'Enseignement Pascal Smet (sp.a) de mettre en place une procédure d'appel de la décision finale en dehors des établissements scolaires, estimant qu'un "recours devant le Conseil d'Etat n'est pas une option envisageable pour tout le monde".