L’enquête se poursuit dans le meurtre de la petite Diana. Une expertise mentale a été demandée et l'avocat de Juliana Santana, la maman, a indiqué qu'il détenait des preuves de faits de violences conjugales au sein du couple dans le passé. Il s’agirait d’un certificat médical. Un élément qu'il faut prendre avec prudence.  Frédéric Ureel, avocat de la maman, était au micro de Julien Crête pour RTL TVI: " Ma cliente dispose d’au moins un certificat médical qui remonte à 2008, il y a 4 ans. Des faits qui semblent avoir entrainé des conséquences médicales graves, puisqu’ils ont entrainé une opération à l’épaule. Mais soyons prudents, c’est bien évidemment l’enquête qui vérifiera cet élément de violence." 

 

> L'AVOCAT DE LA MERE: "ELLE VOULAIT EVITER QUE SA FILLE NE SOUFFRE"

> LE PAPA DE DIANA ETAIT ENCORE "PLEIN D'ESPOIR"  


Préméditation

Juliana Santana est inculpée d'assassinat sur sa fille de 4 ans, ce qui indique que le geste est considéré comme étant prémédité. Mais selon son avocat, Frédéric Ureel, il existe des doutes sur la préméditation. "Nous sommes à un stade précoce de l'enquête, certes, mais les premiers éléments n'indiquent pas la préméditation pour laquelle il faut un projet, des actes matériels de préparation, etc. Or, pour moi, ces éléments ne sont pas réunis pour l'instant", a expliqué Me Ureel, joint par notre rédaction.

 

Quelques heures avant le meurtre, elles étaient au cinéma

Selon Me Ureel, la journée de dimanche qui a précédé le drame était une journée comme les autres: "Ma cliente a emmené Diana au cinéma voir "Sur la piste du Marsupilami", elles ont été au Quick ,puis elle a mis sa fillette au lit. C'est par la suite, lorsqu'elle n'a pas trouvé le sommeil, qu'elle a tourné en rond et a eu des idées noires qui l'ont poussée à l'acte", a estimé Me Ureel. Pour rappel, Juliana Santana a étranglé sa fillette de 4 ans dans la nuit de dimanche à lundi.

 

Son mandat d'arrêt sans doute prolongé

Juliana Santana Duran comparaîtra devant la chambre du conseil de Charleroi, ce vendredi. L'instance statuera sur le prolongement de son mandat d'arrêt : "La détention préventive risque bien d'être prolongée", a estimé son avocat qui ne demandera pas sa remise en liberté. "L'enquête doit se poursuivre, des expertises doivent avoir lieu, notamment une analyse psychiatrique ordonnée par le juge d'instruction", a-t-il ajouté.

 

Rappel des faits

Mercredi, cette femme de 34 ans originaire de République Dominicaine a été inculpée de l'assassinat de sa fille de 4 ans. Elle a avoué l'avoir étouffée dans son sommeil puis avoir découpé son corps et placé les morceaux dans des sachets qu'elle a dissimulés dans le congélateur de sa maison, à Châtelineau.