Charleroi a souvent été présentée, selon lui, comme "l'anti-Bruges". "Certes, Charleroi n'est pas Bruges mais selon l'Unesco, le Bois du Cazier et les trois autres sites miniers plébiscités méritent de figurer sur la même liste, sur un pied d'égalité", a-t-il affirmé. La décision de l'Unesco équivaut, selon Jean-Louis Delaet, à reconnaître l'histoire minière wallonne, qui est celle aussi de l'immigration. "Cette reconnaissance ne s'intéresse pas qu'à des briques, qu'à des structures d'acier", a souligné le directeur. "L'histoire de l'immigration est particulièrement palpable sur le site du Bois du Cazier". Le 8 août 1956, 262 mineurs y trouvaient la mort, dont une majorité de travailleurs d'origine étrangère. "L'inscription étant désormais actée, il faut désormais la conserver", a-t-il encore ajouté, précisant enfin que "les 4 sites miniers devront s'en montrer dignes".