En juillet 2011, Sean, deux ans et demi, est diagnostiqué d'une aplasie médullaire. "C'est un peu comme une leucémie", vulgarise sa maman Marie-Lyne, de Hensies, près de Mons. Une mère qui aura traversé des étapes douleureuses. Quelques mois avant le diagnostic de Sean, la famille perd Stan, le cadet âgé de 3 mois, emporté par la mort subite du nourisson. 

 

Se battre coûte que coûte

Marie-Lyne n'aura pas le temps de faire le deuil de son cadet puisque deux mois plus tard, la maladie de Sean est découverte: "Je me suis dit que j'allais perdre mes deux enfants", déclare la maman. Le traitement de Sean est lourd: pendant deux mois, il est calfeutré à l'hôptal, les pieds piqués par des baxters, la bouche couverte par un masque.

 

"Il a vite compris que nous menions une guerre contre les microbes"

Sean est aujourd'hui en forme, mais n'a pas totalement vaincu son aplasie médullaire sévère (arrêt de production par la moelle osseuse des différentes lignées sanguines). Après deux mois d'hospitalisation, l'enfant peut rentrer chez lui. "Notre appartement s'est transformé en chambre stérile à ce moment-là. Masques, chaussons, ... Nous avons vécu comme ça plusieurs mois. Le petit n'a jamais rechigné, il a vite compris que nous étions en guerre contre les microbes", relate Marie-Lyne. 

 

Aujourd'hui, Sean peut presque vivre normalement 

Sean sort triomphant du combat. "Les médecins avaient prévenu qu'un deuxième traitement lourd serait indispensable. Et si ça ne fonctionne pas, ce serait alors la greffe de moelle", détaille la maman. Le deuxième traitement a été repoussé. Sean va bien. Ses parents ont décidé de créer une association destinée aux enfants malades.