"Tout a commencé en juin. On a entendu des bruits de tronçonneuse et puis ils ont commencé à brûler les arbres coupés et on recevait tout le temps les cendres chez nous". Jean-Marc Leclerc habite dans une résidence tranquille à Nimy. Il n'a rien vu venir. En quelques mois, les arbres qui séparaient son quartier résidentiel de la zone industrielle voisine en dégradation ont disparu.
"Je suis passée directement par le Commissariat"
Avec sa voisine, Louisette Libert, ils ont tout de suite cherché à savoir ce qui se passait : "Les agents de quartier nous ont dit que c'était prévu pour assainir un bâtiment, mais on avait l'impression qu'ils ne voulaient plus un arbre debout". Louisette s'est alors rendue à la Cellule de l'Urbanisme qui est formelle: "Il n’y aucune demande de permis visant l’abattage d’arbres sur le site". Forte de cette preuve, Louisette a tenté de stopper l'abattage. "Je suis passée directement par le Commissariat. La police leur a fait arrêter le travail".
Ils ont fini par arrêter mais le mal est fait
Mais pour les riverains du quartier "Clairs Logis", c'est déjà trop tard. Les travaux, commandés par une brasserie, permettraient la construction d'un hangar de dépôt. "Des véhicules passeront sans cesse et la route n'est déjà pas en très bon état. En plus, les arbres abattus faisaient tampon avec la zone industrielle. Maintenant, ils ne sont plus là", regrette Louisette Libert.









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