L'Athénée Royal Charlemagne à Fléron va fermer ses portes à la fin de l’année scolaire. Son coût de fonctionnement est devenu trop élevé en raison d’un manque d’élèves. Ceux-ci ont appris la mauvaise nouvelle mercredi. Mécontents, ils ont décidé de faire grève ce jeudi matin. Un sentiment mêlé de colère et d’inquiétude anime la plupart d’entre eux. "On s’engage à poursuivre nos études ici et puis ils ferment l’école, sans rien nous dire. Ils font ça derrière notre dos. Ce n’est pas normal", estime une étudiante au micro de Vincent Jamoulle. "Ils nous ont prévenus juste cette année, alors qu’ils auraient pu le faire l’année dernière, même encore un peu avant. Cela nous choque vraiment", renchérit un autre élève.
Soutien des parents
De nombreux parents soutiennent ce mouvement de contestation initié par leurs enfants."Je trouve honteux que l’on prévienne seulement les élèves maintenant. Il y a des bruits qui courent depuis de nombreuses années, mais on a l’impression que c’est comme si votre médecin vous disait : ‘voilà, cela fait deux ans que vous avez un cancer Madame, mais vous n’avez plus que six mois à vivre’. Et c’est seulement maintenant que l’on vous prévient", déclare une mère de deux élèves.
Le travail des professeurs en péril
Les professeurs de l’établissement, eux, ne s’associent pas directement à cette manifestation, mais ils la comprennent. "Pour moi l’action des élèves est légitime. Ils sont attachés à leur école", a affirmé un professeur. Pour les enseignants, le problème est différent. La fermeture de l’établissement met en péril leur travail. "Pour les professeurs qui sont nommés, si nous ne demandons pas notre changement d’affectation ce mois-ci, nous sommes en perte d’emploi au 30 juin (…) On nous dit qu’il y a pénurie d’enseignants un peu partout. C’est vrai qu’il a des places, mais tout le monde ne trouvera pas un emploi, en tout cas à horaire complet", a-t-il souligné. Et pour garder un horaire complet, certains devront peut-être devoir travailler dans deux ou trois établissements différents. Ce qui va évidemment compliquer quelque peu leurs conditions de travail.
Cette fermeture va évidemment aussi modifier les habitudes des élèves. Ils vont perdre leurs amis et devoir s’adapter à un autre environnement scolaire. "Maintenant, on va devoir s’éparpiller partout. C’est ici que l’on voulait être", martèle une jeune étudiante.













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