Victor Hissel, avocat au barreau de Liège a été condamné à 10 mois de prison avec sursis pour détention de plus de 7000 images à caractère pédopornographique. Pourtant, il plaidait toujours ce lundi matin à Liège dans l'affaire Bruno Werner, qui répond du triple assassinat de son épouse et de ses enfants de 17 et 19 ans en octobre 2007.

 

Une enquête disciplinaire ouverte

Le batonnier de l'ordre des avocats liégeois a ouvert à ce sujet une enquête disciplinaire. Le conseil de discipline a tenu une audience la semaine dernière. Sa décision qui sera connue dans un mois, pourrait aller de l'avertissement à la radiation de l'Ordre des Avocats.

 

Interdiction d'intervenir dans des dossiers de pédophilie

Suite à sa condamnation, Victor Hissel a juste reçu la consigne de ne pas intervenir dans des dossiers de pédophilie. Or, dans l'affaire qu'il plaide aujourd'hui, l'accusé, son client, est suspecté par le Ministère public de faits d'inceste sur sa fille, l'une de ses trois victimes.

 

"Nous sommes ensemble pour défendre notre client"

Xavier Magnée, qui plaide aux côtés de Victor Hissel estime qu'il n'y a aucune ambiguité: "L'affaire Werner c'est l'affaire Werner, Maître Hissel c'est lui, Maître Magnée c'est moi, nous sommes ensemble pour défendre notre client, à coup de marteau s'il le faut!", a-t-il déclaré alors qu'il répondait au micro de Vincent Jamoulle et Marc Evrard.

 

Un recours auprès de la Cour des droits de l'homme

Du côté du batônnier, pas de commentaire aujourd'hui. Mais les avocats de Victor Hissel estiment que la justice belge a confondu consultation et détention d'images pédopornograhiques, ils viennent d'introduire un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme.