La détention préventive de Samuel Weertz (21 ans) a régulièrement été prolongée tous les trimestres par la chambre du conseil de Liège. 18 mois après les faits, l'enquête n'est toujours pas clôturée et Samuel Weertz conteste toujours l'intention homicide. La défense avait réclamé des devoirs d'instruction complémentaires portant sur des expertises psychologiques ainsi que sur des constatations médico-légales. Ces devoirs avaient été accordés par le juge d'instruction en charge du dossier. Le 13 février dernier, Samuel Weertz avait participé à une reconstitution technique sur le lieu des faits. Mais les rapports portant sur les devoirs complémentaires réclamés n'ont toujours pas été joints au dossier.

 

Le parquet devrait faire appel

Comme il l'avait déjà fait en novembre 2011, l'avocat de Samuel Weertz, Me Reynders, a proposé que son client soit remis en liberté sous conditions dans l'attente de l'avancement de l'enquête puisque les conditions justifiant une longue période de détention préventive ne sont plus réunies. L'affaire a été plaidée ce lundi devant la chambre du conseil de Liège qui, en fin de matinée, a prononcé une ordonnance de remise en liberté sous conditions. Le parquet de Liège a directement fait appel de cette ordonnance de libération sous conditions.

Me Jean-Dominique Franchimont, avocat de la famille de la victime, a confirmé, après un contact avec le parquet, qu'un acte d'appel a été signé lundi en début d'après-midi par le substitut Fabienne Delmiche.

Samuel Weertz ne retrouvera donc pas la liberté dans l'immédiat. L'appel formulé par le parquet suspend l'ordonnance de la chambre du conseil de Liège. Dans un délai de 15 jours, la chambre des mises en accusation de Liège examinera le dossier. C'est elle qui décidera si Samuel Weertz reste en prison pour trois mois supplémentaires ou s'il peut bénéficier d'une libération sous conditions.

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