Alicia Damoiseaux avait été tuée le 21 août 2010 à Liège. Après 18 mois de détention préventive, Samuel Weertz, son agresseur présumé, a été libéré sous conditions ce lundi par la chambre du conseil de Liège. Une nouvelle qui bouleverse sa famille. "Tout ce que je demande, c’est qu’il reste en prison", réagit sa mère, Angele Comes au micro de Samuel Ledoux. Rage, amertume, les proches de la victime ne décolèrent pas. "C’est assez choquant d’apprendre cela comme ça, du jour au lendemain.C’est remuer le passé. C’est assez difficile", confie Mireille Damoiseaux, la sœur d’Alicia. Au sentiment de colère se même aussi aujourd’hui l’incompréhension. Cette décision de remise en liberté intervient au moment où l’instruction allait se terminer.  

 

"Je tombe à la renverse" 

Me Jean-Dominique Franchimont, avocat de la famille de la victime, s'est dit également profondément choqué d'apprendre cette nouvelle. "Je tombe à la renverse d'apprendre ce que la chambre du conseil vient de décider. Après avoir examiné le dossier, rien ne conforte la famille d'Alicia Damoiseaux dans la thèse développée par Samuel Weertz. Nous considérons que nous sommes bien en face de l'auteur d'un meurtre, sans qu'il y ait excuse de provocation. Rien ne permet, selon la thèse de l'auteur, de justifier une telle violence qui va de l'étranglement à l'étouffement. Un rapport psychiatrique mentionne que Samuel Weertz est capable de destruction lorsqu'il est contrarié. Nous sommes surpris et interpellés par cette décision de remise en liberté qui survient au moment où l'instruction va se clôturer", a précisé Me Franchimont au nom de la famille d'Alicia Damoiseaux.

 

Sa remise en liberté suspendue

Mais le parquet a déjà fait appel de cette ordonnance de libération. Le jeune homme ne retrouvera donc pas la liberté dans l'immédiat. Dans un délai de 15 jours, la chambre des mises en accusation examinera le dossier. C'est elle qui décidera si Samuel Weertz reste en prison pour trois mois supplémentaires ou s'il peut bénéficier d'une libération sous conditions.