38 écoliers dans une seule classe, est-ce gérable? A l'école Saint-Joseph à Awans, en tout cas, la situation n'a pas débordé. "Cela ne se passe pas trop mal parce que souvent la classe est dédoublée, a expliqué Estelle Piron, institutrice en 4e primaire. Cette année c'est tout à fait possible mais c'est plutôt pour l'an prochain qu'il y aura un gros problème".

 

L'école, victime de son succès

Le nombre d'instituteurs dont l'école disposera à la rentrée prochaine a été fixé sur base du nombre d'écoliers inscrits en janvier dernier. Mais entre-temps, le nombre d'écoliers a évolué, l'école ayant beaucoup de succès. Du coup, une classe avec 38 écoliers s'annonce et sera finalement dédoublée. Pour donner cours, les professeurs ont donc choisi de prester 26 heures au lieu de 24. "Les enfants en difficulté allaient être lésés dans de grosses classes. C'est pour cela, entre autres, qu'on a pris cette décision-là", a poursuivi Estelle Piron.

 

"Nous trouvons des solutions à la place de la ministre"

Ces heures supplémentaires sont également un signal fort envoyé au secteur de l'enseignement: "Cela montre qu'une fois de plus, ce sont les instituteurs qui trouvent une solution à la place de la ministre", a estimé Philippe Nizet, instituteur de 5e primaire.

 

"On va droit dans le mur"

"Nous nous rendons bien compte que nous travaillons dans des enveloppes fermées et que le politique cherche des solutions, mais c'est toujours du bricolage, a pour sa part commenté Bernard Silvestre, président du pouvoir organisateur. Il faut absolument libérer des moyens pour l'ensemble de la fédération Wallonie-Bruxelles, sinon on va droit dans le mur".